6 jours à vélo entre Sion et Nice, la conclusion
Chacun peut enfin mesurer l'intensité de l'effort qu'il a fourni durant ces 6 jours. Aucun diabétique n'avait réalisé un effort continu aussi rude. Quelques diabétiques n'avaient même jamais fait de col. Ils se sont surpris eux-mêmes à rouler pendant des heures, sur des pentes entre 7 et 12%, en assurant le sucrage et en faisant des contrôles réguliers. Chacun a pu tester sa machine et voir comment elle réagit quand on la pousse au bout. Chacun a pu mesurer l'effet de la chaleur, de l'hydratation, de la fréquence cardiaque. Les surprises glycémiques ont été quotidiennes. Certains ont parfaitement réussi leurs corrections d'autres moins. Tout le monde a appris car une expérience aussi unique est extrêmement enrichissante. Contrairement à ce que d'autres pourraient penser il n'y a eu aucune hypo durant l'effort. La seule fut celle d'Yves qui s'était raté avec le Basal de la pompe. J'ai été frappé par la volonté de ces diabétiques qui n'ont jamais voulu mettre pied-à-terre ainsi que par la précision de leurs interventions sur la glycémie. Presque tous se sont levés la nuit pour contrôler et corriger. Reste maintenant à Eric et Nicolas d'analyser les résultats des mesures en continu de la glycémie. Elles vont nous apporter des informations fondamentales sur l'effort d'endurance chez le diabétique insulinodépendant. Mais l'objectif pédagogique principal cher à Eric et Nicolas été pleinement atteint : le diabétique ne doit pas seulement savoir , mais il doit savoir faire . On en connaît désormais 8 qui aujourd'hui savent comment faire pour passer des cols et qui sont armés à affronter d'autres difficultés dans leur vie de diabétique
Arnald, dommage que l'AVsD ne Fête qu'une fois ses 40 ans. Cette expérience fut un vrai bonheur pour tous et si nous n'avons pas gravé nos pneus sur les routes de France le souvenir lui ne s'effacera pas.
Il n'y a pas de véritable action sans volonté
Jean-Jacques Rousseau (Emile ou de l'éducation)
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