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Sion-Nice à vélo en juillet 2004, une petite introduction
Pari tenu. Pour ses 40 ans, l'AVsD s'est offert un cadeau de rêve : emmener 9 diabétiques insulino-dépendants de Sion à Nice en vélo par les grands cols mythiques du tour de France : 10 cols, 672 km et 12'000 m de dénivelé.
Ont été avalés, dans l'ordre : Col de la Forclaz (1527 m),Col des Montets (1461 m), Col des Saisies (1633 m), Col du Cormet de Rosselend (1968 m),Col de l'Iseran (2770 m), Col du Télégraphe (1570), Col du Galibier (2646 m),Col de l'Izoard (2360), Col de Vars (2112 m), Col de la Bonette (2882 m).
Parfaitement organisée par Arnald Bertelle la caravane était composée d'un bus avec remorque et Serge au volant. Philippe et Annik sur une moto ont assuré la liaison avec la tête du peloton. Sandra dans son Espace a fait le balais et le soutien à ceux qui étaient plutôt derrière. Les diabétiques , Florian, Christian, Arnald, Alexandre J. (VS), Christophe, Yves, Pascal (VD), Alexandre et José (NE) s'en sont donné à cour joie au désespoir des 2 toubibs , Eric et Nicolas, qui malgré un coup de pédale héroïque, ont du monter dans le rouge pour se maintenir parfois dans le peloton de tête. Josette. épouse d'Arnald et Gaby épouse de Nicolas ont courageusement défendu les couleurs féminines de cette sortie. On ne saurait passer sous silence Serge le chauffeur clown de service: Toujours parqué au bon endroit, toujours le mot pour rire, jovial a souhait, il a su mettre le feu à la bonne humeur durant cette semaine. Annick l'infirmière a été de tous les instants, parfois cycliste, parfois motard, parfois soignante, parfois conseillère, et toujours attentive et souriante. Les autres Aldo, Jean-Luc, Christian ont su par bonne humeur et leur coup de pédale accompagner le peloton avec bonheur.
Chaque soir le staff médical a récolté les données glycémiques des diabétiques ainsi que les informations essentielles concernant leur consommation de glucides. Nous avions en plus des lecteurs Contour (Bayer), 5 lecteurs de glycémie en continu CGSM (Medtronic). Malgré les difficultés techniques liées à l'intensité de l'effort, à la chaleur et aux chocs nous avons pu enregistrer de nombreuses courbes et faire des observations extrêmement intéressantes sur la consommation en glucose et les besoins en insuline durant un effort de cette intensité. Au-delà de l'effort quotidien qui a été considérable, c'est la répétition de cet effort sur 6 jours consécutifs qui nous intéressait car il n'y a pas eu de jour de repos. Tous les diabétiques étaient traités de façon intensive avec de l'insuline, 2 avec pompe à insuline. Le plus jeune diabétique était Florian, 20 ans (DID depuis l'âge de 15 mois), et le plus ancien, Arnald 62 ans (DID depuis 42 ans). |